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Yoga... Yoga Iyengar ?

Que vous soyez débutante, raide, malade ou au contraire ultra sportive, ce yoga efficace et accessible peut vous mener très loin.



Ses piliers : l’alignement des différentes parties du corps et une correction systématique par le professeur.

Exit les histoires d’énergie, de spiritualité, de mantras sans fin et autres théories nirvanesques. En yoga Iyengar, le corps, et le corps seul, est au centre. Son aplomb, le placement des chaines musculaires et articulations, l’équilibre entre chacune de ses parties… l’œil du professeur veille à vous guider patiemment vers l’alignement, maître mot de cette technique arrivée parmi les premières en Occident.


Conçue par Bellur Krishnamachar Sundararaja Iyengar, alias B. K. S. Iyengar, la méthode, avant tout pédagogique, permet d’accéder aux postures classiques du hatha yoga à partir de n’importe quel niveau, sans jamais se faire mal. Grâce à ses aménagements originaux, elle a permis au jeune Indien gravement malade à 14 ans de devenir l’impressionnant maître yogi. Une pratique avec des accessoires pour trouver l'équilibre.



La story de ce sage qui restera alerte jusqu’à sa disparition à 95 ans est digne d’un roman. Atteint de la tuberculose et de la malaria, le chétif B.K.S Iyengar part à la rencontre du célèbre maître de hatha yoga Krishnamacharya – qui est par ailleurs son beau-frère. Ce dernier le prend comme disciple à 16 ans. Face à son incapacité à faire les postures, l’adolescent a un éclair de génie : utiliser des objets de tous les jours (rouleau à pâtisserie, table, brique..) pour l’aider à approcher au plus près de la posture juste et de ses bienfaits. Exemple ? Sa ceinture lui permet d’attraper son pied sans se faire mal au dos.

B.K.S. Iyengar s’entraîne dès lors dix heures par jour en trouvant toujours plus d’astuces pour progresser malgré son état. Il formalisera par la suite cette méthode avec, en fil conducteur, le juste alignement du corps. Aujourd'hui, le yoga Iyengar se pratique avec des blocs, sangles et autres coussins.


Un yoga qui stabilise le système nerveux

B.K.S Iyengar s’est simplement rendu compte qu’en tenant la posture juste, on fait circuler le sang, la lymphe, l’énergie, ce qui redonne de la vie à certaines zones du corps. Irriguées, elles recommencent à fonctionner normalement. Des gens désespérés nous appellent régulièrement. La technique Iyengar peut certes les aider mais elle dépasse la quête de guérison. La progression douce et maîtrisée renforce le mental, stabilise le système nerveux, donne de l’assurance.




Précision, de rigueur !

Pièce maîtresse de la pratique : l’alignement des différentes parties du corps, parfois au millimètre près ! La posture (asana) doit être correcte si l’on veut en tirer les bénéfices et ne pas se faire mal. Chaque élève doit être ajusté, de manière verbale ou manuelle. Sans la rigueur, le corps contourne les obstacles pour garder ses –mauvaises- habitudes posturales. Au départ, on a l’impression d’être une architecture bancale : quand on place bien ses pieds, ses genoux se désaxent et vice versa.


La méthode Iyengar, factuelle et objective, attire des gens qui recherchent une pratique traditionnelle, sur laquelle ils peuvent compter. La voix de l’enseignant est toujours là en support, elle permet de garder l’attention de l’élève sur son corps. On voit tout de suite quand le mental s’échappe : la personne n’est plus dans la posture, se désaligne et peut se faire mal. Grâce au jeu de construction par l’alignement, l’équilibre se fait peu à peu ; entre la gauche et la droite, le haut et le bas, l’hémisphère gauche et l’hémisphère droit, le corps et l’esprit. A partir de là, l’énergie circule, mais le vivre suffit ; on n’a pas besoin d’en parler.



À chaque type de posture ses bienfaits

Régularité et patience peuvent emmener la pratiquante très loin. Certaines personnes qui ont démarré à 55 ou 60 ans n’auraient jamais pensé pouvoir réussir des postures sur la tête.

Au début, on pose les bases avec le groupe des postures debout ; on apprend le solfège, on fait ses gammes - clin d’œil pour évoquer la longue complicité entre B.K.S Iyengar et le célèbre musicien Yehudi Menuhin, son ami et disciple.


On découvre que ce n’est pas si facile de bien tenir sur ses jambes. Il s’agit de travailler l’aplomb et l’alignement de la colonne vertébrale. On s’entraîne déjà à se maintenir dos au mur, en plaçant les talons en ligne avec le coccyx, l’arrière des épaules et le crâne. Ces familles posturales vivifient le corps, améliorent la circulation sanguine, étirent les muscles, libèrent les articulations. La colonne vertébrale est plus légère, le système digestif est stimulé.


Une fois les fondations posées, arrivent les postures assises qui apaisent, combattent les raideurs des hanches et des jambes. Les extensions vers l’avant calment le système nerveux et permettent de lâcher prise. Les torsions atténuent les tensions du cou, du bassin, des épaules. Les postures vers l’arrière revitalisent tout en combattant la dépression ou l’état léthargique. Les inversions augmentent la vitalité, stimulent l’ensemble du système glandulaire, améliorent le sommeil, stabiliser le système nerveux…




Pas question de griller les étapes : le mental, le corps et la conscience doivent être prêts, ensemble.


Une démarche personnelle qui décuple la progression.

Pratiquer à son rythme : un ou deux Ateliers mensuellement et une pratique personnelle d'une dizaine de minutes par jour, 3 à 5 fois par semaine. Ensuite, le temps sera venu de passer le cap et de faire ses gammes chez soi, en autonomie.



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